Protéger vos textes ?

     La peur de se faire plagier un texte est une crainte que je lis de plus en plus chez de jeunes auteurs. Je comprends cette angoisse, mais de quoi parle-t-on ? Doit-on se contraindre à ne plus utiliser internet et les réseaux sociaux qui sont une vitrine à fort potentiel pour communiquer sur nos textes ou, si l’on pense qu’il y a risque, ne pourrait-on pas tout simplement les protéger en amont ?

En premier lieu, sachez que le plagiat existe depuis la nuit des temps, je vous propose de lire la page Wikipédia sur le sujet. Loin de moi l’idée de le justifier, mais c’est très instructif de savoir que de très grands auteurs l’on pratiqué. Il est important de bien adapter la protection au risque. Il y a plusieurs façons de protéger une œuvre et beaucoup sont payantes, alors la question à se poser est : est-ce que cela vaut le « coût » ?

Systèmes de protection physique

La lettre recommandée. Cette méthode fonctionne toujours, mais a un certain coût si vous avez un manuscrit de la taille d’un bottin. Attention à ce que l’enveloppe ne soit jamais ouverte. Pour cela, pensez à coller l’étiquette du recommandé sur le rabat de l’enveloppe.

Pour info, l’envoi d’une lettre recommandée en ligne est limité à 60 feuilles recto verso, soit 120 pages.

Le dépôt auprès d’un notaire ou d’un huissier. La méthode la plus ancienne. Vous pouvez recourir à une de ces deux corporations pour protéger votre manuscrit. Le prix est d’environ 150€ (à voir), le système très sûr.

Le dépôt auprès de la Société des Gens De Lettres. Il est également possible de protéger son texte auprès de la SGDL en envoyant votre oeuvre par la poste accompagné d’un règlement de 45euros (valeur 2018). La SGDL prend également les œuvres graphiques ou photographiques, les plans d’architecture. Le dépôt limité dans le temps doit être renouvelé tous les quatre ans. Il n’est pas soumis à adhésion à la SGDL.

Systèmes de protection dématérialisés

L’émail. Peu de gens le savent, mais s’envoyer un courriel à soi-même en y incluant son texte ou en joignant son livre en pièce jointe, nom d’auteur et date d’envoi est recevable juridiquement et est inscrit dans le Code Civil français dans son article 1316-1.

« L’écrit sous forme électronique est admis en preuve au même titre que l’écrit sur support papier, sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu’il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l’intégrité. »

Le dépôt sur internet. Des sites comme copyrightdepot.com proposent le dépôt dans un espace d’archivage et de générer un numéro de détenteur de copyright, un sceau de validation et un logo avec un numéro à ajouter au début de votre livre.

Il existe aussi la certification ou empreinte numérique des fichiers. Voir Cléo chez SGDL ou Welovewords.com. Ces systèmes peu couteux (6 à 10€) sont généralement à renouveler tous les ans.

Besoin vital

Temps de lecture = moins d’une minute.

     Après une longue traque qui a augmenté ma faim. Je n’ai qu’une hâte, trouver une proie qui permettra de me sustenter. Ce que j’aime par-dessus tout ; croquer dans leurs chairs, jeunes et fermes, faire gicler un liquide vital abondant, signe de bonne santé, puis accroître mon envie en humant les fragrances subtiles qu’elles dégagent.
Quelques fois, je dois lacérer une peau trop épaisse ou trop dure que j’arrache sans ménagement et abandonne sur place, mais la plupart du temps, je ne laisse aucune trace de mon passage.
Dès mon plus jeune âge, on m’a appris que je devais contrôler mon appétit, ne pas gâcher une nourriture devenue rare au fil du temps. La cuire pour la conserver plus longuement. La négliger pour assurer notre avenir et lui permettre de mourir de vieillesse pour qu’elle se multiplie.
Dans ce cycle de la vie, j’ai également habitué mes enfants à s’en nourrir, découvrir les bienfaits de cet acte naturel. Plus tard, je leur expliquerai comment leur donner vie et bien sûr, les récolter.

 

La taille d’un texte, toute une histoire…

Ce n’est pas la taille qui compte, l’important est la qualité du texte, pour bien comprendre où se situe votre manuscrit et comment l’appeler, je vous ai condensé en une page, toutes les infos sur le sujet. Celles-ci peuvent varier bien sûr, chaque éditeur ou genre a ses propres critères. Les romans de Fantasy, par exemple, sont souvent plus longs suivant les univers qu’ils développent.

La twittérature

140 signes maximum

L’Hemingway

Micronouvelle courte de six mots pile !

Haïku

Petit poème de dix-sept syllabes, en trois vers.

Micronouvelle

Jusqu’à 1000 signes ou environ 150 mots.

Le dribble

50 mots maximum

Le drabble

100 mots maximum

Nouvelle

de 150 à 15 000 mots

Novella

de 15 et 30 000 mots

Roman court

de 30 à 50.000 mots

Roman moyen

de 50 à 80.000 mots

Roman long

+ de 80.000 mots

Pour la langue française :

  • On compte généralement en signes espace compris (abréviation=sec). Cette information est importante, car beaucoup d’appels à textes définissent un nombre de signes maxi et non en mots ou en page.
  • Pour connaître le nombre de mots moyens quand on vous parle en signes espaces compris (sec), le facteur est de 6. (250 mots = env. 1500 sec)
  • On compte en moyenne 250 mots par page pour un livre standard format A5 (14,8×21), taille de police 12, interligne simple.

Les niveaux de langage

La langue française nous apprend que l’on peut s’exprimer de façons très différentes en fonction du contexte.

Dans vos textes, il est important de déterminer et d’utiliser un niveau de langage approprié pour donner une ambiance particulière à votre œuvre (d’où, au passage, l’intérêt de connaître son public cible). Il est difficile de toucher un public jeunesse avec un langage soutenu et à l’inverse d’écrire la biographie d’un grand auteur du 18e siècle en langage populaire. Le mélange des genres peut-être aussi très compliqué et demande un certain doigté pour ne pas faire fuir le lecteur.

Ici, j’ai fait le choix de prendre la définition de quatre niveaux de langages au lieu des trois que l’on trouve couramment, ils sont plus détaillés, plus compréhensifs à mes yeux. À vous de juger.

Le langage populaire ne respecte rien, règles du bon usage, syntaxe, il s’en fout ! Il peut contenir des d’anglicismes ou des termes d’autres langues, des mots inappropriés ou/et grossiers. Lâchez-vous, c’est cadeau ! Mais, je vous conseille de prévenir vos futurs lecteurs. Ne croyez pas que ce type de langage est facile à écrire, bien au contraire, cela reste un art particulier qu’il va falloir tenir de bout en bout pour être crédible au fil des pages, tout le monde n’a pas le talent de Frédéric Dard.

Le langage familier est plus conforme que le langage populaire, c’est le langage de tous les jours. Il respecte de façon générale les règles du bien parler et la syntaxe. L’emploi de la langue familière rend généralement l’œuvre plus près de la réalité, de la langue parlée tous les jours qui emploie des termes simples et familiers. Des mots tronqués comme : télé, bus, stylo ; etc. Des redondances : mon père, lui, il connaît ça.

Le langage correct est beaucoup plus formel, standardisé. C’est ce qu’on appelle souvent le « français international ». Il respecte bien les règles de la langue française et sa syntaxe. Son vocabulaire est beaucoup plus précis, quoique toujours assez simple à comprendre, bref un vocabulaire simple, clair et précis.

Le langage soutenu, que l’on qualifie de littéraire ou recherché, est le niveau le plus élevé et le plus complexe du langage. Il emploie des mots et des expressions recherchées, des figures de style bien choisies ainsi que des tournures de phrases variées et raffinées. Sa syntaxe se fait généralement plus complexe. Ce registre se remarque davantage à l’écrit, dans les œuvres littéraires et dans les textes à caractère officiel. À l’oral, on l’utilise dans les conférences importantes ou dans certaines stations de radio et de télévision.

Sources diverses : internet et Wikipédia.

PNE 2018, mon Bilan.

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Participation à la nuit blanche de l’écriture pour le prix de la nouvelle érotique proposé par les avocats du diable qui s’est déroulé dans la nuit du 27 au 28 octobre.
Réalisation d’une nouvelle de 20 000 signes maxi, début 0h00 fin  7h00 du matin. 300 participants inscrits
Contexte imposé : One mort time. Mot de la fin : entonnoir.

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Sortie de : Dans les yeux de Julie, roman

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J’ai le grand plaisir de vous présenter mon premier roman « Dans les yeux de Julie ». Genre : Romance, pour adultes avertis.
Déjà disponible en version numérique et en broché début janvier 2019 .
Je tiens à remercier tous mes bêta-lecteurs.trices pour leurs commentaires avisés. Ils m’ont permis d’évoluer dans mon texte et mon écriture.
Vous pouvez lire gratuitement la première partie du livre (90 pages) en suivant ce lien : monbestseller.com

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La promesse

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Participation au prix Imaginarius 2018 sur le site Short-édition
Temps de lecture : 4 minutes.

Un bruit sourd sorti Dan de ses pensées. Par réflexe, il posa la main sur son épée et écarta sa cape. Glenstown n’était pas sûre depuis que la garnison avait déserté les lieux. La nuit tombait rapidement en ce début d’hiver, ce n’était pas le moment de traîner dans ce dédale de ruelles ou chacun déversait le contenu de ses entrailles. Cette partie de la ville n’avait pas connu les batailles, mais de nombreux soldats y étaient venus pour fuir les combats, d’autres pour y mourir, touchés par l’étrange maladie que propageait l’envahisseur. Durant sa progression, il avait enjambé de nombreux cadavres, les membres tordus et gangrenés. L’odeur de putréfaction était insupportable et lui envahissait les narines à chaque pas.
Le capitaine se raisonna, le manque de sommeil lui jouait clairement des tours et il devait rentrer au plus vite. Quand soudain, un frottement se fit entendre. Devant lui, à moins de dix pas, quelque chose se cachait dans la pénombre, et bientôt, un murmure lui parvint…

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