Synopsis
Quatre-vingts ans après une Guerre qui a rayé 95 % de l’humanité. Le Refuge, un ancien bunker militaire géré d’une main de fer par les Sages, protège les siens du monde extérieur. De l’atmosphère chargée de radiations ou de la faune et des survivants qui hantent les terres désolées, de multiples dangers guettent quiconque amener à s’y aventurer.
Le jour de ses quarante ans, le hasard désigne Gar321 pour accomplir une mission de routine, mais un incident mettra à mal ses connaissances sur ce monde. Au bord du vide, il sera contraint de faire des choix. Est-ce un piège pour trahir les siens ?
Restes d’humanité explore la mécanique des sociétés closes : comment un récit fondateur, un culte rendu à ses architectes et une chimie de l’apathie suffisent à fabriquer des adultes maintenus à l’état d’enfants. Dans le Refuge, on ne réprime pas, on conçoit ; on n’interdit pas la révolte, on en désactive la possibilité même. La dystopie ne tonne pas, elle retire le toucher, les enfants, les odeurs, et jusqu’à la capacité biologique de douter. L’arc de Gar n’est pas un éveil héroïque mais un effondrement : chaque vérité qu’il découvre creuse le vide laissé par quarante ans de conditionnement. Reste, à la fin, un homme nu devant un monde qu’on lui avait dit mort, et qui respire.
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